<< Si tu es une voyageuse, alors jamais tu ne t'aretteras a un port pour construire ton avenir. Tu resteras une vogueuse sans amours terrestres. Voilà une bien triste vie pour une si jolie créature. Sirene de ses reves comme le vent des plaines d'eau glissant le long des flots sans jamais cesser son voyage, jusqu'a ce qu'il disparaisse et que l'on n'entende plus jamais parler de lui. La brise marine a la fin de son voyage, s'enfonce dans les eaux et ne préoccupe plus un marin...>>

<< Si tu es une voyageuse, alors jamais tu ne t'aretteras a un port pour construire ton avenir. Tu resteras une vogueuse sans amours terrestres. Voilà une bien triste vie pour une si jolie créature. Sirene de ses reves comme le vent des plaines d'eau glissant le long des flots sans jamais cesser son voyage, jusqu'a ce qu'il disparaisse et que l'on n'entende plus jamais parler de lui. La brise marine a la fin de son voyage, s'enfonce dans les eaux et ne préoccupe plus un marin...>>
Qu'à cela ne tienne, je voyage et j'ai choisit un port d'attache, au moins un...

On pourrait s'y tromper ( et cela nous est arrivé nous-même ). Nous pourrions effectivement croire que ce qui nous lie est ambigu. On pourrait se demander ce qu'il se passe entre nous. Soit que l'un, ou l'autre ne soit sincèrement amoureux. Soit que ni l'un ni l'autre ne le soit et entretiennent une relation qui ne viserait qu'à combler un vide. Je confirme, ce qui nous lie est "ambigu". Si ce que l'on appelle l'ambiguité n'est rien d'autre qu'un sentiment qui vire d'une tendance à l'autre. Pourquoi l'Homme a-t-il cette fâcheuse manie de vouloir "compartimenter" une chose aussi pure, intense, riche et nuancée qu'un sentiment ? Alors oui, je l'avoue franchement, j'aime ce jeune homme d'une manière assez étrange et tout à fait ambigue que lui et moi avons décidé d'appeler de " l'amour d'amitié" ! Vous m'emmerdez tous à la fin. Très honnêtement je crois que la simple idée qu'il n'existe en ce monde qu'un certain grand couillon d' "Amour" et qu'une drôle d' "Amitié" n'est qu'un immense...canular.

Je vais vous dire (et lui dire, par la même occasion, ça tombe bien ) qu'il est le genre de personne à qui j'ai envie de faire énormément plaisir. J'ai envie de le voir exploser de bonheur. J'ai envie de le voir sourire et qu'il me sourie. Et je ne dis pas cela parce que je me sens toute petite à côté de lui ( koff..) ou bien parce qu'il me ferait "peur". Oui, c'est vrai, je crains sa colère, je ne la supporte pas, pas du tout, elle m'insupporte. J'ai envie de disparaître. Mais pas parce que j'ai "peur" de lui...pas parce que je crains le moindre geste de sa part. Mais parce que j'ignore totalement quelle doit être ma réaction face à cela, parce que je me sens totalement dépassée et presque désespérée de le voir triste ou en colère, que ça m'énerve de ne pas savoir comme bon sang de merde, je peux me dépétrer pour lui rendre sa bonne humeur dans ces cas là. Elle m'insupporte parce que quand je suis là, près de lui, je voudrais retourner le Ciel et la Terre pour illuminer son regard et son sourire d'un millier d'étoiles. Parce que moi-même, lorsque je le vois rire, je n'ai pas de plus grand bonheur.
...De l'amour ? Oui.

Et pourtant voyez-vous, je n'ai pas la prétention de vouloir me "l'approprier", ni recevoir je ne sais quel titre qui me favoriserait par rapport aux autres. Je n'ai pas envie de recevoir une "garantie" : t'es sa copine, il t'apparient, si il te trompe c'est un salaud. Dans ce qu'il se passe entre nous, il n'y a pas d'histoire de tromperie. Je n'irai pas jusqu'à dire pourtant, qu'il n'y a pas de jalousie. Il peut mater toutes les filles qu'il souhaite, je m'en fiche éperduement. Mais...je pense très honnêtement que je le verrais sereinement peloter une fille en face de moi. Et je pense très honnêtement aussi qu'il ne regarderait pas très sereinement un type me pelote en face de lui.


Je ne suis pas obsédée par Julien, et si j'ai toujours une pensée pour lui elle est toujours très tendre et "amicale", puisqu'il faut le dire ainsi. Je ne ressens pas le besoin pressent de lui parler absolument tous les jours, et pourtant il me manque comme n'importe quel ami cher me manquerait. Je suis avec lui telle que je suis avec vous autres, et c'est peut être un défaut, je ne sais pas...Je lui parle très périodiquement, mais lorsque je le fais, cela me rend heureuse.

Alors vous voyez, ce qu'il se passe entre nous est ce qu'il y a probablement de plus "ambigu" dans la relation qui puisse lier deux personnes. Et pourtant, c'est sans doute la relation la plus claire, humaine et sincère que je connaisse. Il est chiant et râleur au possible et je le lui dit. Je suis chiante et féminine au possible et il me le fait savoir ^^. Mais on s'aime et croyez-moi, on se le dit aussi. Moi qui mets tellement de réserve dans mes mots, et pourtant qui aime de la manière la plus tendre et sincère possible, il a sû m'entendre et cela me rend incroyablement heureuse. Parce que je suis son amie, je ne lui pète pas de scandale lorsqu'il me parle des autres filles, ou qu'il me fait vivre son putain de caractère pourrit ^^. J'aurais envie de lui en balancer dans la gueule pourtant, mais je sais que c'est exactement ce qu'il voudrait...

On s'est engueulé, fort une fois, on s'en est beaucoup voulu et surtout nous ne nous sommes pas compris. Cela nous a valu une bonne période de silence que j'ai largement entretenue. Pourtant je ne l'oubliai pas.
Ce qu'il s'est passé m'a permis de réfléchir et de réaliser beaucoup de choses. Eh oui, j'ai grandit sempai ;) ( + 3cm youhouuu !). Et si un jour je me mets en colère, ce qui arrivera très probablement, ce sera pour te dire que merde, arrête de te faire passer pour ce que tu n'es pas et de croire ce que les autres imbéciles te racontent ! Non, tu n'es pas égoïste, et non, tu n'es pas méchant. Et oui, tu as un coeur, un coeur énorme, je l'ai bien entendu tambourriner là dedans ! Oui, tu peux être blessant, car tu sais très bien ce qu'il faut leur dire aux gens pour viser leur ego. Tu peux te laisser emporter pour une raison ou une autre et croire que tu contrôle parfaitement ce que tu fais, ce que tu dis, et te prendre pour un monstre...C'est malheureusement humain, et la plupart des gens sans en parler l'ont compris et en jouent. Ne les laisse pas te faire passer pour ce que tu n'es pas.

Moi aussi j'ai un ego, un gros gros ego, et il a horreur qu'on le destabilise alors qu'il est soigneusement installé dans son petit nid douillet de fierté et d'assurance. Des chimères...Et moi aussi, toute humaine et imparfaite que je suis, je peux le laisser prendre les rênes et ne pas réagir comme je le voudrais. Parce que "je", le "moi", mon vrai moi t'aime de tout son coeur. Et quand on aime, on n'a pas envie de perdre. Je ne veux pas te perdre.
Pourtant, c'est vrai, je peux partir...sans vraiment d'explication, ni vraiment pouvoir me l'expliquer moi-même. Je suis partie, parce que le moindre de tes mots pointant mon erreur me faisait trop de mal. Beaucoup trop de mal...j'avais eu tort, et j'en recevais les conséquences. Je m'en suis énormément voulue, j'ai beaucoup souffert, crois-moi, je ne dis pas " Tu m'as manqué" au hasard. J'avais honte et je n'avais plus aucune confiance en moi-même. Mes actes étaient francs pour moi et ne l'étaient pas pour toi. Je voulais une chose et son contraire et je t'ai demandé les deux en même temps, pas étonnant que cela t'aie échappé.

J'espère de toute mon âme avoir été aussi franche que possible et ne pas avoir commis d'erreur, car c'était ma plus grande inquiétude. Je t'ai clairement dit, que non, effectivement, ce que je ressentais pour toi n'était pas de l"amitié". Mais que non, effectivement, je ne ressentais pas les affres de la "passion". Je t'aime comme l'amour et l'amitié peuvent aimer ensemble. Ou autrement peut-être. Et je m'en contrefiche.

# Posted on Monday, 20 July 2009 at 5:40 PM

Edited on Monday, 20 July 2009 at 5:51 PM

Ah, oui, au fait...

Ah, oui, au fait...
Joyeux Anniversaire ! =)
héhé la tronche xD !


L'amant.


Les mains legeres, l'amant les glisse doucement
Le long des courbes douces d'une robe de velours
Glissant le long de son dos, il descend legerement
Liberant de sa cage de tissu, le corps de son amour.

Les levres de l'amant glissent comme le vent
Sur le cou ennivré de plaisir de sa douce et tendre
Les mains habiles de l'homme voyageant amoureusement
Le long d'une peau lisse, un murmure se fait entendre.

Les caresses de l'amant mettent la femme en émoi
Une telle relation restait toujours un risque en soi
Allongés sur un lit royal, les amants s'entrelacent

Les frolements d'un amant donnent plus de frissons
A la femme qui souhaite découvrir de nouveaux horizons
Un plaisir rare et interdit, un plaisir qui se cache.




# Posted on Friday, 06 March 2009 at 7:31 AM

Edited on Monday, 20 July 2009 at 3:57 PM

Chut...c'est un s ...

Jeune fille d'apparence faussement stable, calme, pausee. En fait il serait juste de dire que je suis du genre carrement chaotique. D'abord, c'est l'envie d'être appreciee, reconnue. Le drame c'est que je tente d'être reconnue pour quelque chose que je ne suis pas, pas encore. Je ne suis pas une femme, ni une psy, ni plus une enfant. Je ne peux donc proteger personne, ni aider sans prendre le risque de commettre une erreur. Et je ne suis plus en âge d'être dorlottee comme une petite fille. J'ai le sentiment de commettre des erreurs plus grosses que moi. Je veux tellement faire le bien que je provoque tout le contraire. Je ne sais plus ou je dois me refugier, pour ne plus faire souffrir personne et ne plus souffrir moi même. Loin, la bas, en Guyanne, loin de tout, pres de toi ? Je ne sais même pas si je pourrais t'approcher. Tu as toujours ete loin, toi.

Se rendre compte que rien n'est reellement regle, que tout n'avait ete qu'enterre. Je ne pensais pas que je pourrais en arriver la, a l'envie de ne jamais t'avoir rencontre, jamais. Je ne voudrais ne jamais avoir eu a te trouver monstrueux, absolument monstrueux. Pour cela il aurait fallut que je ne te trouve jamais gentil, doux et seduisant. Que jamais je ne respire que pour le bonheur de te voir, de t'entendre, de t'aimer. Tout cela, pour n'être aujourd'hui qu'une fille qui n'a jamais connu de passion, celle dont elle rêve encore. Et me casser la gueule aupres du premier salaud venu. Oui...j'aurais prefere ne jamais te connaitre, que ce ne soit pas toi. J'aurais voulu que tu ne sois pas ce salaud, que nous restions eternellement enfants, tels que nous etions, naïfs, doux et orgueilleux. Mais surtout aimants. J'aurais voulu que le temps se fige, un soir en Angleterre a 2h du matin, a regarder les etoiles, Un debut d'apres midi a recevoir le premier message de la journee en riant de notre bêtise, car nous avions passe la matinee a s'attendre l'un l'autre. Sur un portillon de Toulouse, en face de l'Eglise. Sur un petit pont d'Ariege a pester contre une vache au regard trop attentif.
J'en ai plus que marre de ces alles et retours, plus que marre de ne pas parvenir a te laisser la.


Il n'y aura pas de coup de theâtre, pas d'adieu dechirant.
Juste le silence et le temps
.

Je suis la, comme un rêve echoue au coin de la tête, qui vous prend et qui vous echappe. Il est la, on l'oublie et puis c'est lorsqu'il s'en va qu'on rappelle son souvenir. Est ce qu'un jour je pourrais dire moi aussi " mais il est trop tard pour me rattraper " ? Oui. Il est trop tard.

Tu as raison de penser que je suis en colère. Ceci est toujours d'actualité.

# Posted on Wednesday, 25 February 2009 at 3:03 PM

Edited on Tuesday, 28 April 2009 at 3:11 PM

hihi

hihi
A rien ne sert de lutter contre l'évidence, parce que c'est cette lutte qui fait notre perte, comme tout acte qui va à l'encontre de nous même. A abolir : le doute, la peur, la colère. Car je sais bien, il y a longtemps je l'ai compris, je ne serai jamais qu'une infinie douceur. Je n'ai jamais sû faire autrement que de doubler ce que je ne suis pas avec ce que je suis. Je hurle de colère en même temps que je pardonne, je rêve de violence en même temps que je compatis, je méprise autant que j'estime. Je ne sais pas faire autrement qu'aimer, et c'est bien pour cela que je souffre tellement de m'imaginer faire le mal envers ce personnes qui me sont si chères. Deux choses qui me font souffrir : être incapable de leur dire combien j'aime parce que je crains leur incompréhension. Je suis dans la pureté, l'idée en tout cas que je m'en fais, je ne sais pas aimer à demi. Ce n'est pas la question de se montrer trop exigente, pocessive ou non. Je ne veux pas en demander plus qu'on en peut donner. Je ne demande ni plus, ni moins que toi. Je sais bien que c'est une demande énorme. Je sais bien que c'est loin d'être facile. Moi même j'y ai beaucoup de difficultés, et je commence doucement. je semble, c'est vrai, rester dans le silence, et pourtant combien je parle de moi. Même sans me lire, il suffirait d'accepter mon silence. Il parle beaucoup plus de moi que la plupart de mes mots, pour peu qu'on veuille bien regarder, sentir, écouter. Je traduis beaucoup plus de moi même au travers de mes gestes et de mes regards. Je crois que quelqu'un qui ne m'aime pas comme cela, ne m'aime pas tout court. Il aime un espoir. Evidemment, c'est tellement plus facile de remplacer un espoir qu'une réalité. Cette phrase, est d'abord une réalité, ensuite de la tristesse, puis de la colère. Enfin, de la tristesse, à nouveau.

Pour me faire aimer par mon silence, il faudrait d'abord que je l'aime moi même, que j'accepte et que je chérisse ce qui m'a après tout, permis d'être moi même. Quelqu'un qui écoute, quelqu'un qui regarde, quelqu'un qui réfélchis et qui rêve, quelqu'un qui sait trouver la lumière dans les coins les plus sombres, quelqu'un qui voit. Quelqu'un qui accepte que la vie n'est pas simple, ni elle même, et que c'est pourtant au travers de cette conscience qu'on découvre son infinie cohérence. Je souaite trouver quelqu'un, ne serait-ce qu'une personne, peut être que je la connais mais que je l'ignore, enfin bref, quelqu'un...

# Posted on Sunday, 22 February 2009 at 2:44 PM

Edited on Thursday, 11 June 2009 at 7:07 AM

Faisons le point...

C'est fatiguant de lutter, fatiguant de sentir, de récupérer parfois volontairement mais de plus en plus souvent involontairement. La différence cruciale est que désormais j'en ai conscience, je sais ce qui est en train de se passer, en partie, dans la limite de ma compréhension et du contrôle que je suis capable d'avoir sur moi même.
Mais le résultat est là, je pompe un air lourd et imprégné de charbon puant. Il allourdit tous mes membres et toutes mes pensées, étouffe ma confiance et ma volonté. J'ai déjà ce noeud énorme au creux de la poitrine et qui entortille mes intestins, qui tire toutes mes pensées et tous mes actes. Comme si j'étais une poupée de cire suspendue à des fils, et ce que je crois pour sentiments réels ne sont en vérité que des créations de mon imagination. J'assimile des réactions physiques et psychologiques à de véritables sentiments, et je me rends bien compte que c'est un piège dans lequel je ne dois pas tomber. Mon énergie légèrement retombée, je baisse un peu les rempares et ni une ni deux, la peur et le doute s'insinuent dans mon esprit, ils m'épuisent et me découragent encore un peu plus, ce qui facilite leur avancée fallacieuse. Ce sont de pures créations de mon esprit, des réactions de peurs qui sont censées me protéger, m'amener à réagir de manière à rester en sécurité. Mais en réalité elles me font souffrir. Le gouffre béant me rappelle à l'ordre, il est là et veut que je le comble, que ça en finisse. Le manque, le vide, le besoin d'être aimée, de se sentir reconnue et terriblement aimée, ne plus jamais se sentir seule et vivre dans la douceur et la certitude qu'on ne me quittera plus jamais. Mais ça, je ne l'obtiendrai jamais, je le sais, jamais. Et je refuse de toute manière de me rendre dépendante d'un espoir. Une relation ne peut pas se fonder là dessus, ça ne mène à rien. J'accepte que les choses ne soient pas éternelles. Mais elles seront toujours fondées sur la certitude de l'instant présent, car c'est elle qui amène l'avenir. Il n'y a qu'une chose réelle, qu'une chose qui compte c'est ici et maintenant. La suite n'existe que dans l'imagination, nous avons la capacité et le pouvoir de la prévoir d'une manière qui reste hypothétique. Mais tant qu'on croit fermement à une chose, tant qu'elle est réelle et qu'on sait que sa résonnance sera dans la continuité du lendemain, qu'elle nous amène à nous projetter et à croire en nous même et en ce que nous deviendrons, si l'avenir se fonde sur cette réalité indiscutable de ce que nous sommes, alors il a toute les chance de s'accomplir. Car il serait le fait de notre volonté et non d'un espoir. Cela fait deux fois déjà, que je me fais avoir, que j'ai l'espoir de provoquer le changement, la révélation. Je reproduis un schéma, les lignes d'une boucle sans fin que j'espère pourtant résoudre, réctifier le passé...Mais on ne le refait pas. C'est un menteur et un lâche, et quoi que je dise, quoi que je fasse, rien n'y changera, car il est le seul maître de ses décisions. Et elles seules d'ailleurs, ont le pouvoir de le faire changer. Je dois me défaire de ce désir purement construit par mon esprit, ce désir terrible d'être celle qui t'apportera la clef, le déclic, la vie. De devenir ta vie. J'aurais beau te chercher parmi tous les mirages qui te ressemblent, jamais je ne te trouverai, et jamais je ne résoudrai leur propre énigme, car c'est la tienne qu'en eux je chercherai à résoudre. Et de toutes les façons, on ne résoud jamais le mystère de personne, c'est le propre de son altérité.

Alors, je me montre forte et différente. Je me force, c'est un combat qui paraît difficile dès qu'on a baissé les bras et qu'on a le sentiment de tout devoir reprendre de zéro, mais ce n'est qu'une illusion. Car je me suis prouvée combien je pouvais faire preuve de volonté contre ce faux naturel, ce mensonge qui se fait passer pour être ma vérité. Parfois je cède à ce que je crois être mes dépendances, je tente de remplir le vide par la bouffe mais bien entendu, c'est innefficace. Je cherche alors dans vos yeux, dans vos voix et vos gestes, à vous les hommes, ce qui pourrait me faire le moindre bien, m'appaiser un peu de cette solitude, ce qui me rendrait sereine, ce qui me rendrait à moi même. Mais il n'y a personne pour le remplacer et il n'y en aura jamais, lui même ne pourra pas devenir celui que j'aurais voulu pas plus que vous ne le pourrez un jour. Alors je me force à écarter de moi cette vaine recherche, je n'en subirai que de nouveaux échecs. Inéluctablement. J'ai contre toi une colère immense car je t'accuse de m'avoir rendue esclave de moi même. Mais cette injustice, loin de me rendre intraitable m'a appris aussi à me montrer objective et juste. Et malgré toute mon amertume, je te pardonne et je t'aime. Car toi aussi tu es esclave du bourbier dans lequel on t'a jeté. Je te pardonne, je t'aime et je compatis. Et j'ai assez de souvenirs pour savoir combien ton rire me rend heureuse. Et assez encore pour savoir combien en eux j'ai voulu te retouver, que tu m'aimes, que tu me trouves belle et merveilleuse, moi ta fille, ton premier enfant. C'est difficile pour moi de vivre à la fois toute cette colère et ce sens de la justice, cette raison et un amour infini.

J'ai perdu mes repères, en me sachant encore si enfant, beaucoup plus vieille que certains adultes et en voie de devenir femme. C'est assez difficile de se situer quelque part, de se définir soi même devant tant de contradictions, mais j'ai conscience d'être un être extraordinairement harmonieux car c'est ainsi que nous sommes faits. Je suis, et c'est déjà un fait qui exige un équilibre magistral entre toutes choses qui gouvernent ce monde, y compris moi. J'ai ma place, mon existence propre, ma part d'influence sur tout ce qui m'entoure et j'ai le choix. J'ai conscience d'être porteuse d'un grand espoir, ou plutôt je dirai que je crois, que j'ai confiance. Car "espérer" rieviendrait à uniquement attendre qu'une chose ne se produise. Or, je n'espère pas la capacité de l'Homme à changer les choses, j'y crois. Je sais qu'il en a le pouvoir. Aujourd'hui, être "croyant" résonne dans les esprits comme ne pas avoir le sens des réalités, s'accrocher justement à l'espoir, à quelque chose qui n'existe pas et ne se produira jamais, à croire en une création que l'Homme a monté pour se rassurer. Voiler son regard d'un nuage d'illusions pour continuer à avancer dans de fausses certitudes, des créations de son imagination, réalités dont il se serait autopersuadé pour continuer à vivre sereinement. En revanche, une personne éminament matérialiste semblera bien plus lucide, c'est évidemment beaucoup plus convainquant de prétendre détenir le "sens des réalités" quand on peut les prouver n'importe où, n'importe quand et à n'importe qui, puisque ce sont des réalités qu'il est possible de démontrer de manière physique. Quoique la science s'appuie surtout sur des théories et des hypothèses...C'est évidemment beaucoup moins rassurant de se dire que la réalité transcende le monde du relatif, ou bien fait partie au même titre que lui des lois qui gouvernent l'existence.

Il y a pourtant eu autant de fous dangereux parmi les scientifiques que chez les dogmatiques. Nous restons des Hommes, quelle que soit le culte duquel nous nous réclamons. Celui de l'Histoire, des Sciences, de la Psychologie, Catholique ou Islamiste...Pour ma part je crois en l'Amour.

<< C'est la mise en évidence que l'élan d'aimer l'autre, l'élan de se consacrer à l'autre, cet élan vers l'extérieur de nous est un élan qui inévitablement revient vers nous et nous bonifie nous-même. >>

Non, je ne crois pas que l'amour soit désintéressé, mais je crois qu'il tient aussi et essentiellement du don de soi pour être mieux encore rendu à soi même. Aimer c'est grandir ensemble, nous nous grandissons en même temps que nous grandissons l'autre, dans le sentiment réel que c'est un cadeau mutuel. Il n'y a donc pas de rapport de force, ni vraiment l'espoir d'un "gain", à mon sens nous n'espérons rien de l'amour véritable car nous n'avons à aucun moment la peur d'y perdre quoi que ce soit. Parce que nous vivons dans la confiance totale : nous savons qu'en l'arrosant, la fleur va s'ouvrir à nous, et elle même n'a aucune crainte de s'ouvrir car elle sait que nous l'aimerons dans la joie infinie de la contempler. La force du véritable amour c'est que ses fleurs sont éternelles, même si la personne qui les a faites éclore s'en va un jour. Elles ne se fannent jamais. C'est l'accomplissement de notre véritable Soi. Si suite à une relation, nous avons la sensation "d'avoir tout perdu", c'est que cette relation ne se basait que sur de l'imagination. Soit qu'une personne ait joué un rôle pour mieux plaire à son partenaire, auquel cas il n'aura pu faire naître en elle que les germes d'une personnalité ne lui correspondant pas réellement, donc qu'elle va rejetter à un moment ou à un autre, soit elle décide de se nier elle même en s'auto-persuadant qu'elle n'a pas d'autre "raison de vivre" que la personne qui est partie, quelle ne peut être et exister que par elle. Et là encore ce n'est qu'un fait de notre imagination, ce serait bien triste ( et très problématique ! ) de voir notre existence dépendre de la présence d'un être qui nous est extérieur. Il nous est impossible de ne pas ÊTRE, et nier cela est le propre de notre malheur. La personne qui nous aime nous fait grandir à sa manière, et le fait de ne pas pouvoir régresser à notre guise est une loi naturelle ! C'est une erreur de croire que l'on puisse désapprendre quelque chose que nous sommes, s'en défaire. Ce qui est en nous est en nous, on l'entretient et on le chérit ou bien nous nions son existence. Aussi bien qu'il est impossible de redevenir enfant, ou qu'une personne nie le fait qu'elle devienne adulte. C'est pourtant le cas, du moins biologiquement. On n'apprend pas ce que nous sommes, nous le devenons en en prenant peu à peu conscience. C'est cette conscience de soi qui construit nos véritables aspirations.

Car tout comme on ne nait pas femme, on ne nait pas adulte, libre, ni Homme, on le devient. C'est dans la prise de conscience de ce que nous sommes et dans la revendication de ce que nous voulons être que nous le devenons. C'est l'accomplissement du véritable Soi, à mon sens, le but commun de toute vie humaine.

# Posted on Saturday, 07 February 2009 at 7:31 AM

Edited on Thursday, 11 June 2009 at 7:07 AM